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Vous avez trouvé l’entreprise que vous voulez acquérir. Les chiffres tiennent la route, l’équipe est solide, le marché est porteur. Puis une question revient sans cesse : achetez-vous les actions de la société, ou seulement ses actifs? Derrière ce choix technique se cachent des conséquences fiscales, juridiques et opérationnelles bien réelles.

Au-delà du prix, choisir entre actions et actifs revient à choisir le « paquet » de responsabilités, de droits et de risques que vous acceptez de reprendre.
L’achat d’actions inclut généralement tout l’historique de la société : ses contrats, ses employés, ses dettes et ses litiges éventuels. L’achat d’actifs permet plutôt une sélection ciblée, souvent plus propre sur le plan juridique.
Vous reprenez la société telle quelle, avec sa continuité juridique. Les contrats, les relations clients et les ententes d’emploi survivent généralement à la transaction. En contrepartie, vous héritez aussi des passifs : dettes fiscales, litiges en cours et engagements que vous n’aviez pas anticipés.
Vous choisissez ce que vous voulez acquérir : la clientèle, l’équipement, le nom commercial, l’inventaire. Vous laissez derrière ce qui ne vous intéresse pas, notamment certaines dettes et certains risques. Cette approche protège mieux votre patrimoine, mais elle peut exiger de renégocier des contrats et des liens d’emploi.
L’acquéreur prudent. Il veut les clients, pas les problèmes juridiques. Acheter les actions sans vérification diligente approfondie l’exposerait à des passifs cachés. En achetant plutôt les actifs rentables, il se protège des dettes et des risques hérités.
L’acquéreur stratégique. Il tient à conserver l’équipe en place et les contrats existants. Acheter les actifs l’obligerait à renégocier chaque entente. L’achat d’actions maintient la continuité juridique et rassure les employés et les partenaires.
L’acquéreur qui pense à l’impôt. Il veut maximiser ses déductions futures. L’achat d’actifs lui permet, dans bien des cas, d’amortir les biens acquis et d’optimiser sa fiscalité à long terme.
C’est le contrat central de la transaction. Il définit ce qui est inclus ou exclu, les garanties du vendeur, le mode de paiement et les clauses de non-concurrence ou de transition. Bien rédigée, elle vous protège contre les passifs cachés et sert de référence en cas de désaccord. Dans un dossier, un client a pu acheter une entreprise de commerce en ligne tout en excluant les dettes fournisseurs, en n’acquérant que la plateforme, la clientèle et l’inventaire.
Ce document, généralement non contraignant, précise vos intentions avant la vérification diligente : le prix envisagé, les grandes conditions et le calendrier. Il sécurise une période d’exclusivité et sert de base à la convention finale. Une entrepreneure intéressée par un salon a ainsi obtenu une exclusivité et négocié un accompagnement de trois mois par la fondatrice.
Elle permet d’ajuster le prix selon des résultats observés après la vente. On peut retenir une portion du paiement sur douze à vingt-quatre mois, conditionnellement à l’atteinte de certains objectifs comme le chiffre d’affaires ou la rétention de la clientèle. Cette clause réduit le risque de surpayer et aligne les intérêts des deux parties.
Une cliente avait convenu d’acheter les actions d’une entreprise de services bien établie. Malgré une rentabilité apparente, la vérification a révélé des litiges en cours avec d’anciens employés.
Nous avons restructuré la transaction pour qu’elle acquière uniquement les actifs, soit la clientèle, le site web, le matériel et le nom commercial, puis démarre une nouvelle société pour les exploiter. Elle a ainsi protégé son patrimoine, évité les poursuites et poursuivi les opérations dès le lendemain avec une équipe embauchée sous de nouveaux contrats.
Choisir sans analyse, c’est exposer son patrimoine à des risques invisibles. Il n’existe pas de réponse universelle entre actions et actifs, mais il existe des balises claires pour éviter les mauvaises surprises. Un accompagnement stratégique en droit des affaires et en fiscalité transforme une acquisition complexe en croissance sécurisée.
Vous préparez une acquisition? Réservez une consultation en ligne pour valider la structure la mieux adaptée à votre situation.
Cela dépend de vos objectifs. L’achat d’actions préserve la continuité des contrats, mais transporte les passifs de la société. L’achat d’actifs limite les risques hérités et peut offrir des avantages fiscaux, au prix de certaines renégociations. L’analyse doit se faire cas par cas.
Oui. Dans un achat d’actions, vous reprenez la société avec son passif, y compris ses dettes fiscales et ses litiges. C’est pourquoi une vérification diligente approfondie est essentielle avant de vous engager.
C’est une disposition présente dans certains contrats qui prévoit qu’ils prennent fin ou doivent être renégociés dès qu’un nouvel actionnaire prend le contrôle de la société. Elle peut faire perdre des contrats importants dans un achat d’actions, d’où l’importance de la repérer tôt.