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Créer une entreprise, c’est bâtir un actif. La vraie question vient ensuite : comment protéger ce que vous construisez, et comment le transmettre le jour où votre situation change? Beaucoup d’entrepreneurs découvrent l’intérêt d’une fiducie au pire moment, au milieu d’une séparation, d’un décès ou d’une vente, quand les options se referment.
Il vaut donc mieux se poser la question tôt : avez-vous besoin d’une fiducie dans votre structure?

On réduit souvent la fiducie à un truc pour « sauver de l’impôt ». C’est une lecture incomplète. La fiducie est d’abord un outil de planification qui vous donne de la souplesse : elle vous permet de décider, année après année, qui détient quoi et qui reçoit quoi.
Intégrée au bon moment, elle vous donne une longueur d’avance sur les imprévus au lieu de les subir.
Une fiducie qui détient les actions de votre société peut répartir les revenus entre plusieurs bénéficiaires, par exemple un conjoint ou des enfants majeurs. Cette répartition, encadrée par les règles fiscales applicables, peut réduire la charge d’impôt globale de la famille.
Quand vos actions ou vos immeubles sont détenus personnellement, ils sont exposés à vos créanciers et aux aléas de votre vie personnelle. Une fiducie crée une séparation entre votre patrimoine personnel et votre patrimoine d’affaires, ce qui ajoute une couche de protection en cas de litige ou de rupture.
Une fiducie facilite le transfert graduel de l’entreprise aux enfants ou à des actionnaires clés, sans que vous perdiez le contrôle. Elle prépare aussi le terrain pour une vente future, notamment en vue de multiplier l’exonération du gain en capital.
L’entrepreneur en croissance qui pense à sa famille. Il détient toutes ses actions à son nom, sans plan de relève. Une fiducie familiale qui détient les actions permet de répartir la valeur entre les proches sans changement de contrôle, tout en protégeant les actifs.
La fondatrice qui envisage de vendre dans quelques années. L’erreur classique est de créer la fiducie trop tard, une fois la plus-value réalisée. En la mettant en place en amont, elle se donne la possibilité de multiplier l’exonération du gain en capital au moment de la vente.
L’investisseur soucieux de protéger ses acquis. Il craint qu’un divorce ou un litige vienne toucher ses actifs. Faire détenir ses parts par une fiducie discrétionnaire sépare le patrimoine personnel du patrimoine d’affaires et renforce la protection.
C’est une entité juridique qui détient des actifs au profit de bénéficiaires désignés. Le fiduciaire décide chaque année comment répartir les revenus et les gains. Résultat : de la flexibilité, une meilleure protection et une planification successorale plus simple. Par exemple, une fiducie qui détient les actions d’une société peut choisir d’imposer le revenu dans la fiducie ou de le répartir entre un conjoint et des enfants majeurs.
Le gel fige la valeur actuelle de vos actions. Vous échangez vos actions ordinaires contre des actions privilégiées à valeur fixe, et la fiducie souscrit aux nouvelles actions participantes. Toute la croissance future s’accumule alors dans la fiducie, au bénéfice des personnes que vous avez choisies, ce qui limite l’impôt à payer à votre décès.
Ce mécanisme permet d’exclure une partie importante du gain réalisé sur la vente d’actions admissibles d’une société exploitant une entreprise active. Chaque bénéficiaire admissible dispose de sa propre exonération. Détenues par une fiducie, les actions peuvent, sous certaines conditions, permettre de multiplier cette exonération entre plusieurs bénéficiaires.
Une entrepreneure du secteur de la distribution avait accumulé plus de deux millions de dollars de valeur dans sa société. À l’approche de la cinquantaine, elle voulait sécuriser sa retraite, protéger ses enfants et préparer une vente d’ici sept ans.
Nous avons mis en place une fiducie familiale discrétionnaire, réalisé un gel successoral avec émission d’actions privilégiées, nommé ses enfants majeurs comme bénéficiaires, puis structuré le tout en vue de multiplier l’exonération. Elle s’est retrouvée avec une structure prête pour la vente, une protection en cas d’imprévu et une fiscalité mieux planifiée.
Attendre pour structurer sa société avec une fiducie, c’est souvent laisser passer des occasions fiscales importantes. En cas de vente rapide, l’exonération peut devenir inaccessible. En cas de décès ou de séparation, l’entreprise peut se transformer en terrain de conflit.
Intégrer une fiducie, ce n’est pas cocher une case de plus dans votre structure. C’est vous doter d’un outil souple et protecteur qui vous aide à anticiper l’avenir. Si vous voulez savoir si une fiducie a sa place dans votre structure, nos services en droit des affaires et en fiscalité sont conçus pour ce type de réflexion.
Vous vous reconnaissez dans l’un de ces profils? Réservez une consultation en ligne pour évaluer les options qui s’offrent à vous.
Non. Une fiducie peut se mettre en place même quand l’entreprise est jeune et sa valeur, encore modeste. C’est souvent le meilleur moment, parce que le coût fiscal du transfert est faible et que la croissance future s’accumule là où vous le souhaitez.
Pas nécessairement. En agissant comme fiduciaire, vous continuez de prendre les décisions. La fiducie répartit la valeur et les revenus selon les règles que vous avez fixées, sans vous retirer le contrôle de la gestion.
La société de gestion détient et centralise des actifs et des revenus. La fiducie, elle, sert surtout à répartir la valeur et les revenus entre des bénéficiaires et à protéger les actifs. Les deux outils se combinent souvent dans une même structure, selon vos objectifs.